Le marché postal allemand a été libéralisé au début de l’année. L’Allemagne a dès lors pris une avance sur d’autres pays-membres qui ont le temps jusqu’en 2011 ou 2013 pour réaliser cette libéralisation. Le salaire minimum adopté à cette date par Deutsche Post a un caractère contraignant. TNT s’y est opposé via une prodécure contre l’état allemand. Le groupe néerlandais a obtenu gain de cause, mais Berlin ayant fait appel, le dossier risque de traîner pendant plusieurs années suite à une lutte juridique.

C’est pour cette raison que des observateurs considèrent qu’un recours à la Commission européenne a plus de chances de réussite. Le commissaire européen en charge du marché interne, Charles McGreevy, a dans une lettre invité Berlin à expliquer "comment une concurrence substantielle et loyale est garantie sur le marché allemand dans les conditions actuelles".

Indépendamment de l’issue, TNT souligne que "rien faire n’est pas une option". Si l’Allemagne n’est pas rappelée à l’ordre pour ses salaires minimums artificiels, la France et la Belgique pourront également dresser des obstacles à un marché postal libéralisé."